dimanche 19 janvier 2014

Le présumé "méchant" : un être sevré d'amour



La méchanceté est une maladie du psychisme qui résulte d’un cœur fermé.  Ainsi, il n’existe pas d’être fondamentalement méchant, il n’existe qu’un être blessé qui, dans sa faiblesse et son impuissance, a verrouillé son cœur, perdant son contact avec son âme, ce qui l’a entraîné dans l’incapacité de témoigner de gentillesse et d’empathie.  Une telle personne rappelle simplement qu’on l’a blessée dans son passé, d’où elle se révèle d’autant plus malveillante qu’on l’a atteint profondément parce qu’elle se sentait démunie dans ses moyens d’agir ou de réagir.  Ainsi, elle porte en elle un traumatisme qu’elle n’a pas résolu.  Pour cette raison, afin de se protéger, par avance et prévenance, sa manière de masquer sa vulnérabilité et d’éviter de s’ajouter des souffrances, elle projette inconsciemment sur autrui son manque de confiance en elle, qui la rend méfiante à l’endroit d’autrui, ce qu’elle déguise en soupçons constants et en interprétations subjectives.  Et à défaut de pouvoir accueillir les autres avec amour, elle les soumet au crible de son intellect froid, tranchant et rigoureux dans des interprétations et des ratiocinations sans fin.

Dans ses relations avec autrui, tout être qui entre dans son champ d’action et qui dénote la moindre attitude ou le moindrement comportement qui lui rappelle l’angoisse des heures douloureuses de son passé deviendra pour elle un bouc émissaire pour ce qu’elle n’a pas réussi à harmoniser avec les bonnes personnes, soit celles qui l’ont fait souffrir et rétrécir dans le passé.  Si l’hostilité et la cruauté deviennent son passe-temps, c’est tout bonnement sa manière dévoyée de s’accorder du plaisir dans sa peur de subir une attaque douloureuse.  Mais c’est aussi, par rebours, sa manière de lancer un appel à l’aide, car elle ne peut que réaliser, plus ou moins consciemment, qu’elle se complique l’existence et l’abrège.  Surtout que, la plupart du temps, elle s’inflige elle-même la plus large partie de sa haine d’elle-même.

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