mercredi 17 août 2011

Ménage, lâcher prise et détachement…

Ménage, lâcher prise et détachement…

DetachementIl n’est pas toujours possible d’avoir les idées claires quant au “travail” que nous avons pour effectuer une montée vibratoire suffisante pour ascensionner, alors laissez-moi vous raconter ça d’une autre manière.
Partez du principe que chacun d’entre nous vit dans un appartement (notre intériorité) qui appartient à un immeuble situé dans une ville gigantesque comme dans les films futuristes. A l’extérieur tout y est glauque, morne et quasiment sans verdure…
Le monde matériel a tout squatté et des milliers de véhicules volants sillonnent entre les immeubles-tours gigantesques où même la tour Eiffel serait plus petite qu’un arbre qui borde nos trottoirs actuels. Voilà les images subliminales envoyées par nombre d’auteurs de science-fiction qui n’entrevoient qu’entassement et vie automatisée au nom du progrès et de la science.
En cela ils n’ont pas vraiment tort car notre civilisation actuelle ne connait que le béton et l’asphalte comme progrès, tandis que les “exploitants agricoles” s’occupent de raser toute la nature afin d’avoir des champs gigantesques tirés au cordeau pour un rendement maximal…
Je pense que vous voyez assez bien l’image de fond tout en sachant que vous n’êtes qu’un pion numéroté n’ayant  pour nourriture “spirituelle” que tout ce qui est projeté sur l’écran de télé. Ce monde vous semble si réel que vous êtes convaincu que vous ne pourrez jamais en sortir… vivant !
Tout cela semble si inamovible, si indestructible que vous ne voyez aucune issue possible pour un changement profond, voire radical. Il y a tant d’automates autant humain que mécanique que vous ne percevez sous aucune manière que vous pourrez, en un claquement de doigt, changer votre train-train quotidien…
Cela, c’était surtout sans compter que notre planète est un véhicule spatial voyageant dans l’espace et doté d’une conscience. A ce titre, dans un premier temps et comme tout véhicule roulant dans l’Univers, il est prévu régulièrement de passer à la station de lavage…
Cela veut dire que de l’eau (la conscience) viendra se déverser par l’entremise de rouleaux tournants sur la carrosserie extérieure de la planète. Ainsi, chaque rouleau viendra compresser et frotter à une vitesse jusque là inconnue tous les habitants (les Moi-si-sûr) de cette planète.
Et, comme moi, vous savez tous qu’il existe des programmes courts minimalistes ainsi que des longs pour rendre très lumineux et chatoyant. Aujourd’hui, nous avons droit à la totale car La Source a enfin décidé qu’on avait droit au meilleur afin de repartir d’un bon pied !
Ainsi, depuis quelques années voire dizaines d’années, Urantia Gaia est entrée dans le tunnel de lavage. Avant, nous n’avions que des projections d’eau mais les rouleaux n’étaient pas encore passés à l’action. Maintenant, nous savons que le pare-brise a été dégagé et, pour nombre de personnes de cette humanité, une espèce de lumière nouvelle accapare leur attention.
C’est ainsi que chacun d’entre-nous, cloitré dans un appartement lui même totalement inséré dans les rouages d’une institution-organisation grandement inhumaine car logique et surtout basée sur l’efficacité financière, se trouve à regarder par la fenêtre de futurs possibles…
Chaque individu un brin curieux et surtout aventurier qui a osé remonter le store de la 3D a découvert qu’il existait une lumière spéciale (l’amour inconditionnel – la 4D) qui ne demandait qu’à éclairer votre intériorité. C’est vrai que cette lumière n’a pas du tout les caractéristiques de la lumière de l’ampoule. D’abord, elle est gratuite et elle est surtout nourrissante pour notre cœur.
Mais bien que l’on puisse voir cette nouvelle lumière à travers les vitres de la fenêtre, il nous était impossible de sentir le vent de 5D qui, à sa manière, remuait la lourdeur des particules en suspension dans tous ces champs électromagnétiques artificiels. C’était seulement grâce à quelques rafales (éruptions solaires) que quelques fois l’air nouveau pouvait pénétrer par les aérations.
On voudrait bien ouvrir cette fenêtre afin d’en respirer à pleine goulée mais plusieurs choses nous en empêchent. D’abord, les fenêtres sont lourdes car double-vitrées par une vitre de peur et une vitre d’interdit avec, au milieu, un vide appelé ignorance. Puis, le mécanisme d’ouverture est sécurisé par des codes sociético-politico-religieux afin que l’on ne se jette pas dans le vide de l’absolu car le système a besoin de nous pour vivre et sur-vivre.
Puis l’autre chose, et de loin la plus importante, est celle de la pression intérieure qui règne dans la pièce. En effet, au fil de notre vie nous avons rempli cette pièce, cet intérieur, de tous les meubles de l’éducation, de toute la vaisselle du normal et de tous les rayonnages de bouquins de la spiritualité. Et je n’ose parler des tapis et moquettes de la convenance et de l’égoïsme sans compter les jouets futiles du corps de désir.
Bref, vous comprenez que depuis l’arrivée du nouveau-né dans cette pièce, à quantité égale d’air, le volume d’air s’est vu comprimé par tous ses encombrements. Or, comme toute porte ou fenêtre, les battants s’ouvrent vers l’intérieur (il faut tirer vers nous pour sortir) pour des raisons de sécurité évidentes.
En effet, chacun doit contenir sa “merde” pour éviter que les couloirs, escaliers et dépendances ne se trouvent totalement encombrés. Ainsi, depuis notre arrivée dans cette vie, nous avons accumulé selon les lois de la consommation à outrance. Nous sommes donc loin du principe émis par un grand initié qui disait que si l’on ne redevenait pas comme des enfants, la partie sera foutue tout simplement.
Comprenez donc qu’il y a du ménage à faire, non pas dans le sens de la purification qui consisterait à dépoussiérer les bouquins et tout le mobilier, mais à lâcher prise sur l’utilité de ces objets encombrants qui vous empêchent d’ouvrir la fenêtre pour respirer et surtout d’ouvrir la porte pour vous tirer ailleurs.
C’est donc en lâchant prise sur des “choses” que vous trouviez importantes à votre vie, à l’image de ce que vous pensez être, que progressivement le sens du “détachement” viendra vous visiter. Détachement veut dire se dé-tâcher, c’est-à-dire ôter les tâches qui encombrent votre espace de vie intérieur, votre intériorité.
C’est sûr que commencer par l’encombrante TV est une bonne chose car le canapé qui va avec suivra sans encombre. Après, vous pourrez vous atteler au reste du séjour (le plaisir et les bibelots), puis à la chambre à coucher (le désir et le prendre), pour terminer vraisemblablement par la cuisine.
Entre-temps, la bibliothèque devra y passer, les photos souvenir et les posters, pour enfin attaquer la tapisserie de votre passé et des émotions-blocages qui y sont incrustés. Viendra enfin l’enlèvement de la moquette affective et des tapis de croyances et prières.
Bref, c’est en vidant l’appartement de tout ce qui constitue votre personnalité que vous retrouverez la pression intérieure de votre arrivée en ce monde. Vous serez redevenu un enfant qui pourra alors simplement ouvrir la poignée de fenêtre. Ainsi, sous la pression de la première rafale de vent, les battants de fenêtre frémiront pour laisser enfin l’accès à de l’air frais revigorant.
Ainsi oxygéné par les particules adamantines (et non plus le prana peinant à survivre dans l’air intérieur vicié), vous prendrez votre pied à vivre l’instant présent où le rêve sera encore plus réaliste que la réalité d’avant. C’est donc en faisant le vide intérieur, en vidant l’appartement de tous ses trucs encombrants, que vous verrez la porte d’entrée vers le Nouveau Monde s’entrouvrir.
La pression extérieure étant en augmentation grâce aux énergies envoyées par La Source, il ne sera pas nécessaire de décaper les murs de l’appartement de toutes les saloperies héritées par les anciens locataires. En effet, nous portons en nous bien des couches de karma (celles de nos aïeux ainsi que les nôtres).
Il est donc inutile de vouloir aller décaper en profondeur pour avoir le droit d’ascensionner car, au lieu d’avoir juste de la pluie qui tombe sur la voiture, c’est le rouleau nettoyeur qui effectue la pression suffisante pour décaper jusqu’à l’os ! Alors, profitons-en pour évacuer un max tous les meubles encombrants pendant le passage du rouleau.
C’est donc en faisant le vidage intérieur que nous pourrons tirer le battant de la porte de sortie vers nous et franchir ce seuil qui nous mènera sur ce palier de 5D qui nous attend depuis si longtemps. Certes, on se prendra quand même le paillasson (appelé le Gardien du Seuil) afin de s’assurer que les derniers débris de nos basques restent derrière…
Vous comprenez que lorsque l’on frappera à votre porte (votre SOI supérieur), il serait largement préférable que le couloir d’entrée soit suffisamment dégagé pour ouvrir la porte. Pensez surtout au tapis d’entrée (la religion, le spirituel) ou la moquette (l’émotion, l’affectif), car c’est un piège qui coince n’importe quel porte !
Voilà terminée ma petite histoire qui vous raconte aussi, à sa manière, qu’il n’est plus temps de perdre du temps dans le faire extérieur, dans le “je dois”, dans le “Je peux pas faire autrement”,  “Je dois y aller”, “Ce sont des amis”,… Le Nouveau Monde se trouve en vous et non à l’extérieur de vous. Tout ce qui se trouve à l’extérieur de votre appartement ne vous concerne plus.
Alors cessez de remuer pour améliorer ce monde à l’agonie car le Nouveau Monde naitra en vous d’abord pour ensuite se matérialiser dehors, mais pas l’inverse. N’attendez pas que toutes les conditions extérieures soient maximales pour commencer à faire le vidage car le chaos ira grandissant tant le rouleau de lavage brasse toute la merde.
Repliez-vous en votre intériorité et virez tout ce que vous pouvez, d’abord en lâchant prise sur l’importance ou le because du meuble, puis détachez-vous en tout simplement. Tout se fera avec fluidité car l’eau de la conscience est omniprésente.
Soyez donc dans la fluidité, dans la non-résistance et l’appartement se videra beaucoup plus vite que vous ne le pensez. Il a été dit que celui qui voudra sauver sa peau (sa personnalité, ses meubles, ses possessions) perdra la vie tandis que l’autre la gagnera.
Alors ne perdez plus votre temps à l’extérieur et “laissez les morts enterrer les morts”. Voyez où est le vivant et je puis vous assurer qu’il est à l’intérieur de vous, au plus profond de vous, au plus profond de votre être, là où se situe votre particule d’esprit.
Laurent DUREAU

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